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Cybersécurité

Les cinq gestes à faire avant d’acheter quoi que ce soit.

L’essentiel de ce qui protège une PME ne se commande pas : ça se fait. Cinq gestes, une semaine de travail, aucune licence. Ce qui s’achète vient après — et coûte moins cher quand ces cinq-là sont faits.

Publié le 4 août 2026 · 6 min de lecture · par l’équipe technique SkyNet

Le lien sécurisé par construction Filtrage Réseau métier Réseau invité Le WiFi des visiteurs ne voit jamais la caisse. Supervision permanente

Un commercial passe un mardi. Il repart en laissant un devis : des licences par poste, une console, un abonnement mensuel. Le document est sérieux. Il arrive simplement trop tôt dans l’ordre des choses.

Sur les installations que nous reprenons, ce qui manque n’est presque jamais un produit. C’est un réseau visiteurs branché sur le même fil que la caisse. Une boîte mail protégée par un seul mot de passe. Une sauvegarde que personne n’a jamais essayé de remettre en place. Un pare-feu (l’équipement qui filtre ce qui entre et sort de votre réseau) resté dans la version du jour de son installation. Et, le soir de l’incident, personne qui sache quel numéro composer.

Aucun de ces cinq points ne se règle avec une licence. Tous se règlent avec des heures : c’est la seule dépense obligatoire.

Baie de brassage fibre et équipements réseau en armoire technique
Avant la première facture

Cinq gestes.
Une semaine de travail.

Aucun des cinq ne demande un bon de commande. Tous demandent qu’on s’asseye une heure, qu’on regarde ce qui est réellement branché, et qu’on écrive ce qu’on a trouvé.

Geste 1

Séparez le WiFi des visiteurs.

Un réseau, c’est un couloir. Par défaut, tout ce qui est branché dessus peut parler à tout le reste : le téléphone d’un client, l’ordinateur d’un prestataire, le serveur de comptabilité. Sur un réseau à plat (sans cloisonnement), un portable inconnu qui prend le WiFi de la salle d’attente est, du point de vue du réseau, un collègue.

Le geste : deux réseaux WiFi distincts, posés sur deux VLAN (des couloirs séparés à l’intérieur du même câble), et une règle de pare-feu qui interdit au couloir visiteurs d’aller voir le couloir métier. Sur du matériel professionnel, c’est un après-midi de configuration. Sur une box grand public, c’est souvent impossible — et c’est le seul endroit de cet article où un achat se justifie d’emblée.

Geste 2

La double authentification sur la messagerie.

La double authentification (un second code, sur votre téléphone, en plus du mot de passe) ne rend pas votre mot de passe incassable. Elle le rend inutile à celui qui le vole. Un mot de passe seul, lui, se rejoue depuis n’importe où dans le monde, en silence, pendant des semaines.

Or la fraude au virement ne commence pas par un virus : elle commence par la lecture d’une boîte mail. L’attaquant observe qui paie qui, puis s’intercale au bon moment avec un nouveau RIB. Et une boîte compromise est une violation de données personnelles, à notifier à la CNIL dans les 72 heures — le RGPD ne prévoit pas d’exception pour les petites structures. C’est gratuit partout : commencez par la direction, la comptabilité et les achats.

Geste 3

Restaurez une sauvegarde. Une fois, en vrai.

Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est pas une sauvegarde : c’est une hypothèse. Ce qu’on découvre en essayant est toujours du même genre. Les fichiers sont copiés, mais pas la base du logiciel métier. Le mot de passe du coffre est parti avec la personne qui l’avait créé. Ou la remise en place demande plus de temps que l’activité n’en supporte.

Le geste : choisissez un dossier qui compte, mettez-le de côté, effacez-le, puis remettez-le en place depuis la sauvegarde. Chronométrez. Écrivez la date et la durée sur une feuille. Recommencez tous les six mois. Vérifiez au passage qu’une copie vit hors du réseau : un rançongiciel (un programme qui chiffre vos fichiers et réclame une rançon) chiffre aussi les sauvegardes qu’il peut atteindre.

Geste 4

Mettez à jour le pare-feu et les bornes.

Personne n’y pense, parce que ces boîtiers ne se plaignent jamais.

Un poste de travail réclame ses mises à jour. Un pare-feu, non : il continue de fonctionner exactement pareil, des années après. Sauf que les failles corrigées par le constructeur sont publiées — donc connues de tout le monde, sauf de vous.

  • Faites la liste — pare-feu, bornes WiFi, commutateurs, routeur de secours, avec la version installée sur chacun.
  • Comparez à la dernière version publiée par le constructeur.
  • Planifiez le soir — une mise à jour de pare-feu coupe le lien.
  • Changez le mot de passe d’administration — c’est encore souvent celui du technicien.
Routeur professionnel avec accès mobile de secours
Un équipement réseau ne réclame jamais ses mises à jour : il faut aller les chercher.
Geste 5

Sachez qui appeler à 21 h un samedi.

Celui-là ne coûte rien, et c’est celui qui manque le plus souvent. Le soir où un poste affiche une demande de rançon, la question n’est pas technique, elle est organisationnelle. Qui décide de tout débrancher ? Qui prévient les salariés ? Où est la liste des numéros, si la messagerie est justement le problème ?

Le geste : une feuille A4 imprimée, dans un tiroir et dans une voiture. Cinq lignes dessus. Qui décide en l’absence du dirigeant. Le numéro direct de votre prestataire réseau, pas son standard. Votre assureur, avec le numéro de contrat. Votre banque, pour bloquer les virements en cours. Le commissariat ou la gendarmerie où déposer plainte. Et le réflexe : on débranche le câble réseau, on n’éteint pas la machine — une machine éteinte perd des traces.

Notre périmètre

Ce que nous ne vendons pas

Le dire avant vaut mieux que de le découvrir pendant.

  • Pas de SOC — nous n’exploitons pas de centre qui surveille vos postes 24 h sur 24.
  • Pas d’EDR géré — nous ne prenons pas en charge la surveillance permanente de vos ordinateurs par des analystes.
  • Pas de réponse à incident — si vous êtes attaqué cette nuit, nous ne sommes pas les bons interlocuteurs.
  • Le lien, opéré sous notre propre identifiant opérateur Arcep : SKBS
  • Le réseau, son cloisonnement, ses règles de filtrage
  • Les équipements, leur configuration et leurs versions
  • La supervision de ce que nous opérons — et un périmètre écrit, avec ce qui n’est pas couvert

Un prestataire qui prétend tout couvrir n’a pas lu son propre contrat.

Salle de réunion équipée : écran de visioconférence et poste de téléphonie
En rendez-vous

Cinq questions
qui font le tri.

Un prestataire qui répond précisément à ces cinq-là a regardé votre installation. Celui qui répond par une gamme de produits ne l’a pas encore ouverte.

  • « Sur quel réseau est branché le WiFi des visiteurs ? » Puis : montrez-moi la règle qui l’empêche d’atteindre la comptabilité.
  • « Quelle est la date de la dernière restauration réussie ? » Et combien de temps a-t-elle pris.
  • « Quelle version tourne sur mon pare-feu ? » Et quelle est la dernière publiée par le constructeur.
  • « Que couvre votre contrat en dehors des heures ouvrées ? » À quel numéro, et sous quel délai écrit.
  • « Qu’est-ce qui n’est PAS couvert ? » Un silence sur cette question-là est déjà une réponse.

Nous n’avons aucun chiffre à vous donner sur le coût moyen d’un incident, et nous n’en inventerons pas. Le seul qui vous concerne se mesure chez vous : combien d’heures votre activité tient sans réseau, sans téléphone et sans logiciel métier.

De quoi on parle
Salle de réunion équipée : écran de visioconférence et poste de téléphonie
Routeur professionnel avec accès mobile de secours
Poste de téléphonie IP à écran tactile
Baie de brassage fibre et équipements réseau en armoire technique

Ce qu’il faut retenir

  • Quatre des cinq gestes ne coûtent aucune licence : ils coûtent des heures.
  • Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde. La date du dernier essai réussi est le seul chiffre qui compte.
  • Le WiFi des visiteurs posé sur le même réseau que la comptabilité annule tout le reste, quel que soit le produit acheté.
  • Nous ne vendons ni SOC, ni surveillance de postes, ni réponse à incident. Nous tenons le lien, le réseau et leur cloisonnement — et nous l’écrivons.
Un état des lieux, pas un devis

Faites regarder votre réseau avant d’acheter

Comment vos réseaux sont séparés, dans quelle version tournent vos équipements, ce que couvre vraiment votre contrat actuel. Vous repartez avec un document écrit — y compris ce que nous ne savons pas faire.

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